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L’hyperactivité chez l’enfant

Publié le 17 décembre 2012, dans Santé.

L’hyperactivité.


L’Hyperactivité chez l’enfant.

Généralités sur l’hyperactivité :

Définition :

Un enfant hyperactif est un enfant dont l’activité motrice est augmentée et désordonnée, accompagnée d’impulsivité, de réactions agressives et de troubles de l’attention qui perturbent son efficience scolaire. Ces troubles doivent être en décalage net par rapport à l’âge et au niveau de développement de l’enfant pour qu’on puisse parler d’hyperactivité.

 

Plusieurs termes sont employés pour désigner l’hyperactivité :

 

- syndrome hyperkinétique,

- dysfonction cérébrale minime,

- troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

 

L’hyperactivité se rencontre partout dans le monde et dans toutes les classes sociales. C’est une maladie de plus en plus médiatisée mais encore mal reconnue en France. Pour preuve, il existe encore très peu de centres spécialisés dans le traitement et l’accueil des enfants hyperkinétiques.

 

On estime aujourd’hui que l’hyperactivité affecte entre 3 et 6 % des enfants d’âge scolaire avec une prépondérance chez les garçons mais les filles souffrant de TDAH sont plus difficiles à diagnostiquer. La majorité des enfants hyperactifs (70 %) garderont ce syndrome à l’âge adulte.

Symptômes de l’hyperactivité.

 

Le tiers des enfants hyperactifs commenceront à avoir des problèmes de comportement dès leur première année de vie : il pleure plus souvent et plus longtemps, a de la difficulté à s’alimenter, est plus actif et dort moins.

 

Dès l’âge de 6 ans, les enfants hyperactifs présentent les symptômes suivants :

 

- manque d’attention soutenue,

- incapacité à se concentrer,

- instabilité émotionnelle,

- impulsivité,

- difficulté à obéir,

- signes neurologiques mineurs comme incoordination motrice fine…

 

Ces symptômes engendrent dans la majorité des cas de gros problèmes scolaires. Un enfant hyperactif non diagnostiqué vit un véritable cauchemar : perturbation de la classe et rapports difficiles avec l’enseignant, rejet par ses camarades. Sans compter les conflits familiaux. Par rapport à des enfants non hyperactifs d’intelligence comparable, les enfants hyperactifs ont trois fois plus de risque d’être confrontés à l’échec scolaire. Mais un enfant qui bénéficie d’un traitement et d’une prise en charge adéquate pourra s’épanouir et suivre un cursus scolaire normal.

Notons malgré tout que ces enfants développent certaines capacités : potentiel intellectuel souvent élevé (leur QI est statistiquement supérieur à la moyenne) et surtout une imagination et une créativité remarquables.

 

Quelques médecins suivent les différents critères de diagnostic définis par l’association américaine de psychiatrie dans leur manuel DSM-IV pour affirmer le diagnostic d’hyperactivité. Il existe aussi des questionnaires à remplir pour les parents, les enseignants…afin de se rendre compte le plus exactement possible de la situation.

 

La pratique de la sophrologie peut aider les enfants et les adolescents.

 

Qu’il s’agisse d’un problème de concentration, de morosité, d’hyper activité ou d’agressivité, la sophrologie permettra à l’enfant de trouver sa place avec les autres (les siens, ses camarades, les adultes).

Petit à petit, il apprendra à trouver sa propre liberté, tout en prenant conscience de ses limites. En passant par un travail corporel, il saura se respecter et donc respectera ceux qui l’entourent. Il réalisera que sa force n’est pas dans l’agressivité vis-à-vis des autres, mais dans sa maîtrise, ce qui lui permettra de transformer cette attitude en une énergie positive.

Par la respiration, l’enfant (ou l’adolescent) pourra s’apaiser. La sophrologie stimulera sa créativité, son imagination, renforcera sa mémoire, sa concentration. Les différents exercices corporels l’aideront à se structurer, à bouger dans l’espace spatio-temporel. A son propre rythme, il trouvera un équilibre psycho-corporel. Ce qui le mènera progressivement sur le chemin de l’autonomie.

 

Le travail sera approprié à l’enfant.

 

L’utilisation d’images, tels que l’arbre pour le travail sur l’ancrage, le ballon pour la respiration, seront plus facilement assimilés par l’enfant. Ses ressentis pourront être exprimés au travers de dessins.

 

Le rôle de sophrologue n’étant en aucune façon de se substituer aux parents ou au corps enseignant,ni au corps médical , l’enfant découvrira une autre relation, un autre regard sur lui. Il travaillera en fonction de ses capacités, sans craindre l’échec. Il évoluera à son rythme, tout en apprenant à respecter un cadre et des règles instaurés par le sophrologue. La parole ayant sa place également, il apprendra à parler de ses sensations, ses émotions en toute liberté et respectera le temps de parole de chacun sans apporter de jugement.

 

La sophrologie peut accompagner l’enfant à devenir l’adulte de demain.

 

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